« Spiritualité » est-il un gros mot?

Il y a parfois dans l’attitude des gens avec lesquels je parle de spiritualité une sorte de méfiance. Peur que je veuille les convaincre de quelque chose, rejet de la religion, défiance face à ce qui leur semble mystérieux…

Pour beaucoup de personnes, les religions sont peu séduisantes, associées à l’intolérance, aux interdictions. Et puis, comment Dieu peut-il exister avec tout ce qu’il y a de chaos sur la Terre?

Le rejet des religions a hélas coupé aussi les Hommes de la spiritualité. Or la spiritualité n’est rien d’autre que le temps que l’on se donne pour se retrouver à l’intérieur de soi. Prendre le temps d’arrêter l’agitation de sa vie pour observer où on en est. Et ainsi prendre conscience que quelque chose de plus grand que nous existe, nous soutient et nous guide.
Posez-vous parfois les questions suivantes :

Suis-je heureux(se) dans ma Vie?
Qu’est-ce que je veux vivre? Avec qui?
Que me faut-il changer pour vivre mieux?

L’intériorité, l’introspection sont plus faciles chez les femmes parce que la Nature féminine les y pousse de façon innée. Mais il y a en chaque humain une part masculine et une part féminine. Je ne peux hélas que constater que les femmes d’aujourd’hui expriment le plus souvent leur part masculine, en étant dans l’action permanente, pour leurs enfants, leur métier et que sais-je encore? « Je n’ai pas de temps pour ça ». La liberté de la femme des années 70 les a enchaînées d’une autre façon. Leur véritable épanouissement ne peut que passer par ce retour à leur nature fondamentale intérieure. Et trouver l’équilibre entre agir et se poser, entre sa part masculine et sa part féminine.  
Les hommes, eux sont intrinsèquement dans l’action, le mental, mais ont aussi cette capacité à ressentir leurs émotions, à faire le bilan de ce qui va ou pas dans leur vie grâce à leur part féminine.
De tout âge, mes patients masculins me partagent les questionnements qui sont les leurs, lorsque je leur ouvre la porte en sentant que leur corps, au cours d’un soin, me raconte un malaise dans leur vie. A quoi se relie-t-on dans ces moments d’introspection?

Chacun a sa réponse propre. Certains diront à ma sagesse intérieure, à mon Moi supérieur, à mon âme, d’autres diront à Dieu, au Grand Tout, à la Source.
Dans tous les cas, on se relie à une « énergie » puissante, bienveillante, qui ne nous guide que vers le meilleur pour nous, même si le chemin peut être escarpé pour y arriver.

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